lundi 27 janvier 2014

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Jean-Noël guérini était aux côtés de Lisette Narducci lors de l’inauguration de son local de campagne

Le local de campagne de Lisette Narducci au 26, de la rue Colbert, dans le 2e arrondissement de Marseille, n’était presque plus repérable, ce samedi, tant une foule, de sympathisants et militants, avait investi à la fois le local, les trottoirs et même les rails du tramway. L’ambiance était festive, conviviale et la maire, candidate à sa succession, d’afficher sa détermination. Cette inauguration frappant «  les trois coups, de mon entrée dans le "combat" municipal  ». Les mots sont choisis et le décor planté.

« Oui, j’ai un bilan et aussi des perspectives »

Son intervention portera sur le travail réalisé sur ces 2 arrondissements, «  des changements, de nombreuses évolutions  » du Panier à la Belle de Mai, de Saint-Mauront à la Joliette. Et surtout, à l’attention des habitants, elle souligne : « Aucun projet ou réalisation ne s’est fait sans votre avis ». De fait, elle considère : « Oui, j’ai un bilan et aussi des perspectives  ». 
Écoles, sports, logements, sécurité, requalification… ses dossiers sont ficelés et elle le fait savoir. « Nous avons encore beaucoup de choses à construire ensemble  ». Elle estime alors : «  Ma candidature est l’aboutissement naturel de ce travail à la mairie de secteur ». Pour l’avenir, elle assène : « Il n’est pas question de voir livrer à eux-mêmes des pans entiers du 3e arrondissement, tandis que l’on redessine les quais de la Joliette  ». Elle met également en exergue les différents équipements culturels et entreprises qui ont pris place sur son secteur « des projets que nous avons accompagnés  », précise-t-elle. « C’est une chance, mais faisons en sorte que ces lumières et ces attraits ne s’éteignent pas à la tombée du jour ».

« Rien ne peut m’abattre »

Elle revient sur les heures vécues en 2012, «  quand certains ont décidé de se servir de ces arrondissements, pour satisfaire des ambitions personnelles ». Elle déclare à ce propos qu’elles sont oubliées car « rien ne peut m’abattre  ». Toujours respectueuse, elle plante malgré ce, quelques banderilles à la candidate de droite « qui s’approprie notre travail  » et au candidat PS «  qui découvre soudain, cet amour démesuré pour le Panier où il est né ».
Son équipe, elle l’a décrit comme des personnes venant de tous horizons politiques et de la société civile, pour casser «  les vieux schémas politiques qui ont fait leur temps » et ainsi ouvrir « de nouveaux chemins pour tracer de nouvelles perspectives  ».

« Je serai à vos côtés pour tous les grands défis à relever »

Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône - qui n’a eu de cesse lors de ses vœux à la presse de bien signifier qu’il soutenait « sa candidate de cœur », Lisette Narducci- a rejoint la rue Colbert. Il a rappelé que « ces arrondissements sont le poumon économique de notre ville ». Précisant qu’au cœur du 2e arrondissement il y a le port de Marseille « qui représente des milliers et des milliers d’emplois et appelle à se développer. Un énorme défi. ». Jean-Noël Guérini de confirmer qu’il ne sera pas candidat aux municipales. « J’ai l’honneur d’être aux côtés de mes amis et de leur apporter mon soutien ». Ajoutant : « Ce qui m’intéresse, c’est ce qui va être proposé aux habitants des 2e et 3e . Le cœur d’Euroméditerranée où les loyers coûtent très chers, tout comme les prix au m² alors que les gens ont de plus en plus de difficultés. Il ne faut pas oublier ce bon peuple des 2e et 3e arrondissement qui fait Marseille  ». Il déclare, in fine : « Je serai à vos côtés pour tous les grands défis à relever  ».
Et parmi la foule circulait le nom de l’éminent professeur Jacques Soubeyrand, gériatre à l’hôpital Sainte-Marguerite, pour prendre la tête du PRG aux municipales. Pour l’heure d’aucun n’a confirmé cette rumeur. 
Patricia MAILLE-CAIRE